Chapitre I, partie II

Publié le par Méréthide

*précedement*

Elle pénétra dans une grande pièce au plafond bas en voûte. Aux quatre coins des colonnes de style ionique avec d’impressionnantes volutes de pierre faisaient penser aux temples que les anciens avaient érigés pour leurs multiples dieux. Sur le mur du fond était étendue une grande tapisserie relatant l’histoire de sa famille, Eleonaure ne se lassait pas de la contempler. Elle prit le plus gros livre de la bibliothèque en bois rouge. Il était vieux et porté de nombreuses arabesques sur  ses couvertures. Le titre sur sa reliure d’or et le contenu était écrit dans une ancienne langue.

« Aujourd’hui parlé par seulement quelques érudits et « moi. »

 Eléonaure sourit et remercia intérieurement son père de l’avoir forcée à apprendre toutes ces langues oubliées ou très peu parlées.

Elle l’ouvrit à la première page qui était la seule rédigée dans sa langue maternelle. L’écriture y était fine et déliée.

‘Un ouvrage pour vous aider à évoluer vers votre destinée’

« Mais qu’elle ma destinée ? Murmura-t-elle.

‘A utiliser à bon escient pour vous améliorer  dans votre apprentissage de la magie’.

Le bas de la page était signé « Laura » Eléonaure fit glisser plusieurs pages et s’arrêta devant l’incantation de protection.

‘Une incantation de base que l’on apprend dès le plus jeune âge. Il est très facile de la réussir…’

« Facile ? Cela fait un mois que j’essaye de la réaliser. » Elle fit le vide dans sa tête, pris une profonde inspiration et expira lentement. Elle joint ses deux mains en forme de triangle ; replia ses auriculaires et annulaires, récita l’incantation inscrite dans le livre. Un voile doré se forma autour d’elle. Le pendentif luit légèrement. Elle sourit mais resta concentrée. Elle ouvrit les yeux et regarda autour d’elle, et vit tout en couleur or, ce qui la laissa perplexe. 

« Comment mener un combat si on ne voit pas normalement ! »

Sa tête se balança de droite à gauche, laissant le voile s’estomper. Elle lut la suite de la page et découvrit qu’en prononçant la formule autrement le voile serait de couleur neutre.

Quelques heures s’étaient écoulées, et la nuit n’allait pas tarder à jeter son voile opaque, se promettant de revenir s’entrainer le plus rapidement possible, elle rangea chaque chose à sa place.

 

Elle sortit, regarda l’autel se glisser sur l’entrée protégée. Elle remonta sur Crème, et repartit vers le château. Une fois les portes franchies et sa jument rendu aux écuyers de son père, Eleonaure partit se changer pour le repas du soir.

 Elle revêtit l’une de ses plus jolies robes, peigna ses cheveux en demi-chignon. Elle décida de mettre seulement quelques joncs en ornement. Elle se regarda une dernière fois dans sa glace et descendit à la salle de banquet. Eléonaure devait arriver la première pour recevoir les invités de son père. Une servante l’avait prévenue qu’il n’y aurait qu’un seul voyageur. 

« Un porteur de message » avait-elle dit. Cela lui faisait plaisir, elle pourrait ainsi savoir les dernières nouvelles des quelques régions d’Eméra. Elle attendit peu car il arriva seulement quelques minutes après qu’elle ait pu observer le ballet des soubrettes. Elle posa ses yeux sur le voyageur. Ce dernier portait des vêtements usés par les intempéries et de vielles bottes. Elle s’avança pour le saluer.

« Bonsoir, je suis Eléonaure, la fille du seigneur de ce château. »

Il baissa la tête en signe de respect dû à son rang.

« Je suis Lenaïk, je viens de la province de Keilai-neres. Il faut à tout prix que je parle à votre père. »

« Attendons quelques instants, il ne devrait plus tarder. »

Elle lui fit signe de prendre un verre posé sur le plateau d’argent. A peine eurent-ils le temps de boire la moitié d’un verre que le père d’Eléonaure fut annoncé, précédé de son conseiller principal. Son père portait une simple tunique verte, à sa ceinture pendait son épée favorite. Ses cheveux, qui maintenant étaient couleur sel, s’enroulaient autour de son visage. Il y avait un léger sourire sur ses lèvres. Au contraire, son conseillé, Dransis, était renfermé sur lui-même. Même en se forçant Eleonaure n’avait jamais réussit à l’apprécier, son visage semblait portait en permanence des pensées sombres. Elle leur adressa à tous deux un sourire de connivence.

         Son père, Elphysi, leur fit signe de s’asseoir. Tous s’installèrent et les servantes commencèrent à servir. Il sourit à son invité et l’encouragea à commencer son récit.

«  Je viens de la province de Keilai-neres ou Nuages Noirs. Ce nom est dû aux nombreux nuages cernant notre mont le plus élevé. »

Eleonaure délaissa les murmures sourds des servantes pour prêter plus ample attention au récit de son hôte.

«  Les nuages se sont assombris. Les oiseaux volent de plus en plus bas, ils ne chantent plus. Les animaux ont un comportement anormal. Les gens sont mornes et leurs actions se font plus pesantes. Le volcan le plus proche a commencé à gronder… »

Dransis l’interrompit d’un geste et pris la parole :

«  Vous désirez une aide de notre part ? »

Eléonaure fut choquer de l’insolence de son ton, mais son père ne chercha à rattraper ces paroles. Lenaïk ne s’offusqua pas et répondit de manière calme :

« Oui vous avez deviné. Notre province cherche l’aide de l’ancienne famille de Tueuse de Dragon… »

**A venir, le chapitre II !** 

Publicité

Publié dans Chapitres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Re Méréthide, rien a redire ca ton écriture, un vrai plaisir, sincérement c est tres prenant, j ai hate de lire la suite, kiss n bye!
Répondre